Bélarus, Biélorussie... Minsk, Bérézina

Publié le par Obiezian

Belarus, Belarus, cinq minutes d'arrêt...

 

Ultime halte (pour l’instant…) dans les pays de l’Est, la Biélorussie – ou Belarus…

 

 Alors petite présentation rapide :

 

 

 

La Biélorussie (Белая Россия La Russie Blanche) est un pays enclavé entre la Russie, la Pologne, les Pays Baltes et l’Ukraine.

Superficie                    : 207 600km²

Population                   : 11 millions d’habitants environ

Capitale                       : Minsk

 

Depuis son indépendance en 1991, les instances internationales acceptent l’appellation Bélarus, qui de toute façon veut dire la même chose chez eux que Biélorussie…

 

La Biélorussie, qu’est ce que ça me dit …. Euh quelque chose comme : la Bérézina… ?

En fait, elle est dans le plus pur style soviétique : grands bâtiments officiels, allées larges et aérées, campagnes peu peuplées, peut être l’un des anciens pays d’URSS où le sentiment nationaliste est le plus fort, avec l’Ukraine…

 

Je ne développerai ni la légendaire hospitalité des pays de l’est que j’ai déjà abordée, ni le sens du partage, je vous parlerai plutôt de ce regard discret, tourné, au-dessus de l’Ukraine vers l’Europe. Le Bélarus est un pays conscient de ses richesses mais désespéré de n’avoir pas de contact direct avec notre Europe occidentale. Tendons leur la main une fois, et nous verrons…

 

 Ce pays m’a frappé par son apparente désertification, par sa semblante recherche d’un nouveau modèle, mais aussi et surtout (preuve à l’appui) par une prise de risque esthétique dans la modernisation des villes…

 

 Commençons par le commencement :

Minsk : deux vues du Palais de la République, ou ce que l’ère soviétique a laissé de plus sobre et de plus austère…

 

 

 

 

 

 Ensuite, quelques vues de l’architecture ultra classique, puis de rues, qui comme je l’ai déjà dit pour l’Ukraine, sont incroyablement larges et lumineuses…

 

 

 

 

 

Mais les architectes biélorusses se sont aussi essayés à certains exercices de styles périlleux, à vous de juger...

 

 

Au détour d’un village de campagne, surgit de nulle part une église, un lieu

de culte ou un monument…

 

  

 

Plus loin, dans une échoppe, petit concentré de savoir faire et de représentation traditionnels :

 

 

 

Pour en arriver bien entendu à ce lieu, LE lieu mythique du pays, ce fameux bras de la Bérézina, que l’on peut pratiquement traverser à sec l’été…

 C’est donc de la ville de Borisov, que nous partons pour cette après-midi de retour aux racines de cette bataille, qui eut lieu du 26 au 29 novembre 1812…

Le village le plus proche, témoin des batailles les plus âpres, est Studyanka.

  

En arrivant sur le site, le monument est là, impérial, simple, fier. Il domine la vallée, témoin de l’une des batailles les plus controversées, symbole de résistance et de victoire pour certains, le nombre de vies françaises sauvées en témoigne, déroute complète, défaite sans appel pour d’autres…

 

 

Tout en bas, la Bérézina qui ne fait guère plus de quelques mètres de large, a vu la Grande armée réduite à sa plus simple expression lors du franchissement risqué du fleuve par les troupes napoléoniennes en déroute.

 

 

 

La glace, que Napoléon voulait utiliser pour faire passer ses troupes avait fondu, alors, le Général Eblé et ses hommes du génie, ont donné leur vie, travaillant sans relache dans de l’eau glacée pendant 24h pour construire deux ponts de 90 mètres de long, permettant à la troupe des grognards de passer. Eblé mourra lui d’épuisement à Königsberg…

 

 Il va sans dire que, au nom du respect entre nos peuples et au nom des morts tombés ces jours de bataille, il a fallu ouvrir la bouteille de Samogon[1] locale…

 

 

Fin de notre périple en Biélorussie, dès la semaine prochaine, nous changeons de continent, et allons faire un petit détour ensoleillé par Djerba la Douce...

Bonne lecture à tous 



[1] Samogon = Vodka faite maison, fleurte en général avec les 80°, pour les plus faibles. A V(b)oir(e) absolument !

Publié dans Voyages

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